Amériques,  Mexique

Patzcuaro, étape incontournable du Michoacan ?

De Morelia, il faut compter 1h de bus pour se rendre à Patzcuaro. La route est d’ailleurs magnifique.

Perchée à 2140m d’altitude, Patzcuaro est une des plus anciennes villes indiennes du pays. Elle a été fondée en 1324 et se trouve dans la province du Michoacan. Le lac de Patzcuaro est l’une des escales les plus touristiques du Michoacan. Et encore plus pendant la fête des morts car des célébrations sont organisées sur le lac.

Ce qui étonne au premier abord sont les rues étroites aux maisons toutes blanches et rouges et aux toits en tuiles. Les noms des commerces sont peints directement au-dessus des portes d’entrée.

Si vous voulez vous reposer, Patzcuaro semble être le bon deal. C’est une ville assez touristique par contre. Ce qui veut dire que les hébergements et restaurants sont plus chers.

La Plaza Grande et la Plaza Chica

La Grande place est le poumon dynamique de la ville. En son centre, il y a un parc, des fontaines et surtout une grosse statue en bronze représentant l’évêque Vasco de Quiroga. Tout autour d’elle sont disposés des arcades et des bâtiments coloniaux où vous retrouverez de nombreux commerces, artisanat traditionnel et restaurants. La place accueille aussi des manifestations comme la Foire du Mezcal pendant que nous y étions et des marchés.

La petite place, quant à elle, est aussi très fréquentée. Elle s’appelle aussi la place Gertrudiz Bocanegra qui était une femme célèbre de la ville qui s’est battue lors de l’indépendance. Collée à la place commence le grand marché local de Patzcuaro. N’hésitez pas à aller y faire un tour.

El Sagrario

Les travaux de ce bâtiment ont commencé en 1693 pour s’achever 2 siècles plus tard.

Les arches donnent ce côté « charme » à cette rue et au bâtiment.

Les édifices religieux

Passez par le sanctuaire de Guadalupe au style néoclassique. Il était rempli de lys lors de notre passage et leur parfum embaumait toute l’église.

L’édifice le plus important de la ville est la basilique Nuestra Senora de la Salud avec les ossements de l’évêque Vasco de Quiroga. Les personnes rentrant dans l’église saluent tous ses restes avant d’aller prier.

Le village de Santa Clara

Santa Clara est un village à l’artisanat traditionnel. Le village est mondialement connu pour le travail du cuivre martelé.

En arrivant en collectivos, on retrouve la même architecture qu’à Patzcuaro : des maisons blanches et rouges.

Visitez le musée du cuivre qui est gratuit. Ensuite, rendez-vous dans un atelier de confection du cuivre. Il y en a deux dans la ville. Le premier est la Casa Saucedo et le second El Arte del Cobre. Malheureusement, quand nous y étions, les deux étaient fermés. Nous n’avons pas su pourquoi…

Certaines pièces en cuivre ont l’air d’être de la véritable poterie. C’est vraiment impressionnant comment ils façonnent ces objets et les décorent. D’ailleurs, on dit que les artisans ont des mains « magiques » rendant leur travail unique.

A la fin du 19ème siècle, les mines d’extraction du cuivre ont connu une productivité élevée. La ville de Santa Clara a ainsi vécu un grand boom économique grâce à son travail du cuivre et à ses exportations d’objets dans tout le pays.

Autres visites possibles

Patzcuaro se situe à quelques kilomètres du lac au même nom. Vous pourrez aller visiter l’île principale de Janitzio.

Nous ne l’avons pas fait car nous avons trouvé que c’était trop cher pour visiter une île très touristique sans grands attraits.

Il y a aussi l’île de Yunuen qui est plus authentique et naturelle. L’Office du Tourisme nous avait recommandé d’aller à Tzintzuntza pour visiter des ruines archéologiques.

Où dormir ?

Nous sommes restés 2 nuits à l’hôtel Posada de la Salud situé en face de la basilique. Pour une courte escale, l’hôtel est très bien à quelques minutes de la grande place. Cependant, il nécessiterait quelques rénovations.

Adresse : Avenida Benigno Serrato 9, Centro, 61600 Patzcuaro, Mexique 

  • Charme de l’hôtel
  • Gentillesse de l’hôte
  • hôtel en retrait de la route, surtout si vous dormez dans la cour arrière.
  • 46€ la chambre (2 lits double) 
  • Pas de petit-déjeuner

Où manger ?

  • La Surtidora se trouve sur la grande place. Il propose des plats locaux et plus occidentaux. On a trouvé que les plats étaient plus chers qu’à Mexico City et Morelia. Mais tous les restaurants autour de la place se valent niveau prix. L’endroit est assez bruyant.
  • La Lupita est dans une rue perpendiculaire à la grande place. Nous y avons déjeuné un bon plat de fajitas avec guacamole, riz et frijoles. C’était très copieux et l’endroit est plutôt sympa.
  • Mariscos La Guera : le resto coup de cœur de Patzcuaro. Les plats sont vraiment très bons pour un tout petit prix. Et les serveurs sont vraiment sympas. On a testé les repas mais aussi le petit-déjeuner. Mention spéciale au vrai jus d’orange et au guacamole vraiment trop trop bon !
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Transports ?

  • Bus de Morelia à Patzcuaro : 99$MXN l’aller-retour/pers (=4,15€) avec la compagnie Autovias, compter 1h de route.
  • Station de bus au centre de Patzcuaro en taxi : 40$MXN (=1,70€)
  • Collectivos Patzcuaro vers Santa Clara : 36$MXN/pers aller-retour (=1,50€)
    La direction de chaque collectivos est indiquée sur le pare-brise. Vérifiez quand même avant de monter si il va bien au bon endroit.
    Le collectivos est à prendre au bout de la rue Francisco Tena au croisement avec la rue Libramiento Ignacio Zaragoza.
    Le taxi qui nous a pris à la gare de bus nous a proposé le tour à Santa Clara pour 400$MXN et pour rester 1h sur place.
  • Collectivos pour l’embarcadère à prendre à la petite place Gertrudiz Bocanegra.
  • Lancha pour l’île de Janitzio : 200$MXN/pers aller-retour (=8,49€)

En bref, Patzcuaro c’était sympa, mais ce n’est pas une étape incontournable d’un voyage au Mexique. 

Prochaine étape : Guanajuato.

FAQ

Pourquoi Pátzcuaro est-elle une ville magique ?

Pátzcuaro a obtenu le label officiel Pueblo Mágico décerné par le Secrétariat du Tourisme mexicain, une distinction qui récompense les villes offrant aux visiteurs une expérience « magique » par leur beauté naturelle, leurs richesses culturelles ou leur pertinence historique. La ville le mérite à plusieurs titres : ses rues pavées coloniales, ses maisons d’adobe aux toits de tuiles rouges, sa majestueuse Plaza Vasco de Quiroga (l’une des plus grandes places du Mexique), ses temples baroques et néoclassiques parfaitement conservés, et surtout son lac sacré sur lequel veille l’île de Janitzio. Fondée vers 1300 par les Purépechas qui en faisaient un centre cérémoniel, Pátzcuaro est aussi mondialement connue pour sa Fête des Morts (Día de Muertos), célébrée de façon particulièrement spectaculaire sur le lac avec des processions de canoës illuminés.


Pátzcuaro vaut-elle le détour ?

Oui, sans aucun doute. Pátzcuaro est considérée comme l’un des pueblos mágicos les plus authentiques et les plus beaux du Mexique, loin du tourisme de masse qui a envahi d’autres destinations. Le centre colonial, l’atmosphère mystique du lac, la culture purépecha vivante (langue, gastronomie, artisanat), les villages environnants comme Tzintzuntzan et l’île de Janitzio, et les marchés d’artisanat font de la ville une destination de voyage inoubliable. Si vous ne devez faire qu’une étape dans le Michoacán, Pátzcuaro est incontournable.


Pátzcuaro, Michoacán, est-elle une ville sûre ?

La ville de Pátzcuaro elle-même est considérée comme relativement sûre pour les touristes par rapport à d’autres régions du Michoacán. Les visiteurs qui s’y rendent rapportent généralement une expérience sans incident, et des barrages de milices locales aux abords du lac témoignent d’une organisation communautaire de sécurité. Comme partout au Mexique, il est conseillé d’éviter les déplacements isolés de nuit en dehors du centre-ville, de ne pas afficher d’objets de valeur et de se renseigner sur la situation sécuritaire au moment du voyage, notamment pour les trajets en dehors de la ville.


Que signifie « Pátzcuaro » en espagnol ?

Pátzcuaro n’est pas un mot espagnol mais un terme issu de la langue purépecha (ou tarasque), le peuple indigène qui habitait la région bien avant la colonisation. Son étymologie fait l’objet de plusieurs interprétations : la plus répandue traduit le nom par « lieu où se trouve l’essence des choses » ou « lugar de la entrada al cielo » (lieu de l’entrée au paradis). Une autre interprétation propose « lugar donde el agua es de pedernal » (lieu où l’eau est comme du silex), en référence aux eaux sombres et profondes du lac. Cette richesse étymologique reflète bien le caractère sacré que les Purépechas accordaient à ce lieu.