AMÉRIQUES,  GUATEMALA

Chichicastenango, le plus grand marché d’Amérique Centrale

Deux jours par semaine, le jeudi et le dimanche, se déroule le plus grand marché du Guatemala et même d’Amérique Centrale. Il a lieu à Chichicastenango. Les ethnies descendent des villages environnants pour vendre leurs marchandises mais aussi acheter leur nourriture. Mais il y a également des vendeurs de tout le pays. 

Depuis San Pedro, nous y sommes en 2h30 avec un changement à Los Encuentros.

L'incroyable marché

Dès l’arrivée à Chichicastenango, l’effervescence est palpable. Le monde est partout. Vraiment partout. En plus, lors de notre visite avait lieu une procession religieuse avec un cortège, de l’encens et des statues de vierge et d’archanges portées. 

Toutes les ruelles étroites sont aménagées de stands. Là-dedans, c’est un vrai labyrinthe. Ca nous a fait penser aux souks du Maghreb. Les stands traditionnels côtoient le made in China. Les cuisines de rues se mêlent aux vendeurs de fruits et légumes. Nous avons été surpris de voir que nous pouvions aussi acheter des oies, dindes, canards, poules vivants mais aussi des chat et des chiens. Au pied de l’église Santo Tomas, les vendeurs de fleurs s’installent sur les escaliers et un peu plus loin c’est davantage le coin des « souvenirs ». 

D’ailleurs, le marché de Chichicastenango est un endroit parfait pour acheter ses souvenirs. Pensez toujours à négocier !

Bref, nous avons vraiment adoré ce marché, ses couleurs, ses senteurs et y voir les gens négocier. Vraiment, il n’y a pas meilleure immersion dans la vie locale qu’un marché. 

Le marché « couvert » abrite des dizaines de « ruelles » vendant la même chose : les habits traditionnels (appelés « huipil » et la « corte ») pour femmes principalement même si on trouve quelques stands pour hommes. Cet ensemble traditionnel formé par une jupe, un haut et une ceinture est vraiment magnifique. Les couleurs vont de la dominante rouge au violet, au rose généralement. Et la qualité du tissu est incroyable !!! 

Ce marché fait partie, sans aucun doute, de nos incontournables à faire au Guatemala.

Le plus beau cimetière du pays

En plus du marché, ne loupez absolument pas le cimetière de Chichicastenango. C’est probablement le plus beau cimetière du pays !

Les petites tombes et mausolées ne sont qu’une multitude de couleurs. Rouge, jaune, bleu, blanc, violet, c’est un arc-en-ciel dans ce lieu de repos éternel. Dans la tradition maya, chaque couleur a une signification précise. Le blanc, symbole de pureté est réservé aux pères. Les mamans ont la couleur bleu turquoise. Tandis que le rose serait plus réservé aux fillettes et le bleu aux garçons. Enfin, symbole de protection, la couleur jaune est attribuée aux grands-parents. Mais de nos jours les couleurs sont davantage choisies en fonction du goût du défunt. 

On remarque tout de suite les différences de richesses flagrantes. En effet, les riches familles ont  construit des mausolées ou tombeaux. Il y a aussi les tombes classiques recouvertes d’une croix et de ciment coloré. Puis, il y a les tombes des personnes plus pauvres où les cercueils sont directement mis en terre et seule la croix plantée indique qu’il y a une personne en-dessous. Certaines croix en bois sont gravées avec le nom de la personne et d’autres non. 

L’organisation du cimetière est chaotique. Les tombes sont collées, imbriquées les unes aux autres. Parfois, on n’a pas le choix de marcher sur les tombes pour se frayer un chemin.

En visitant ce cimetière, vous aurez probablement la chance d’assister à des cérémonies. Ici se côtoient les rituels mayas et catholiques. 

Halte à Xela ou Quetzaltenango

Xela, aussi appelée officiellement Quetzaltenango, le lieu du Quetzal. C’est une grande ville. Poussiéreuse et pas hyper clean.

Quand, on arrive ici, la première chose qu’on se dit ce n’est pas « Whaou, c’est magnifique ». En plus, le temps n’est pas au beau fixe. Il fait froid et humide.

Initialement, nous avions prévu de visiter l’usine de fabrication du fameux rhum Zacapa. Mais à cause du Covid, les visites et dégustations sont interrompues. 

Nous nous rabattons sur les sources thermales des pentes du volcan Zunil. Nous prenons le bus local pour nous rendre moins d’1h plus tard dans le village de Zunil. Nous avions lu sur différents blogs que Zunil était un petit village sympa à visiter. La vue de la route principale ne nous a absolument pas donné envie d’aller plus loin. Alors, nous hélons un taxi et allons directement aux thermes de Fuentes Georginas.

Il faut emprunter les routes en zig-zag dans la montagne sur lesquelles nous apercevons de part et d’autres beaucoup de plantations de légumes : pommes de terre, salades, carottes, choux, radis, oignons… Les paysans s’affairent, au milieu des nuages, dans les champs à labourer la terre pendant que d’autres ramassent les récoltes mures et empilent tout minutieusement dans les pick-up.

Arrivés à Fuentes Georginas, le temps est bien maussade. Nous sommes clairement en plein dans les nuages. 

Il y a deux bassins aménagés où l’eau avoisine les 40°C. Paradoxalement, nous sommes au bord de l’eau vêtus de nos doudounes. C’est assez drôle.

Maillot de bain et une douche froide plus tard, nous entrons dans les bassins pour notre plus grand plaisir. L’eau est chauffée naturellement par la chaleur dégagée du volcan. Les guatémaltèques sont tous collés à la paroi de la roche. Alors, on les imite ! Et ici, l’eau est beaucoup beaucoup plus chaude que dans le reste du bassin. A certains endroits, on réussi même à entrer notre main dans une faille rocheuse et l’eau est vraiment brulante !

On discute avec un groupe de guatémaltèques venu pour les vacances. Le partage d’expérience et les différences culturelles entre nos deux pays sont très intéressants. On reste des heures dans cette eau à la température tropicale. L’idée de ressortir dans le froid nous rebute un peu. Surtout Geoffrey et moi qui tardons à sortir alors que Thomas nous attend depuis une bonne demi-heure.

Nous rentrons en stop à bord d’un pick-up et de sa famille. On pensait qu’il allait simplement nous déposer à Zunil. En réalité, nous faisons tout le chemin jusqu’à Xela dans la remorque du véhicule ! C’est ça l’aventure !

Infos pratiques !

Transports : Pour nous rendre à Chichicastenango de San Pedro, nous avons pris la navette d’une excursion. C’était plus pratique et pas si cher.
Prix : 100Q/pers (=11,37€). Sur le retour, nous avons demandé au chauffeur de nous déposer au croisement de Los Encuentros pour reprendre un chicken bus. Les sacs sont balancés sur le toit et nous montons dans la foulée dans le chicken bus en direction de Xela.
Prix bus Xela : 46Q/pers (=5,30€)

Fuentes Georginas
Bus jusqu’à Zunil : 7Q/pers (=0,83€)

Taxi jusqu’aux thermes : 50Q (=5,90€)

Entrée : 60Q/pers (7,10€)

Maintenant, nous changeons complètement de décor et espérons retrouver chaleur et soleil sur la côte Pacifique à Monterrico.

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